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 Les aventures de l'amiral El Proody

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El Proody is Wookie Magic
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MessageSujet: Les aventures de l'amiral El Proody   Dim 16 Juil - 22:40

Episode 1 : L'enfance d'El Proody


C'était il y a quinze mois. Un grand amiral, général des forces spatiales, commandant une flotte d'une multitude de vaisseaux, dont le dénombrement aurait duré l'équivalent de sept rotations du système solaire principal autour du centre gravitationnel de la galaxie que l'on nomme la galaxie "sept", chutait. Il avait tout perdu.

La galaxie "sept" était en réalité la septième galaxie d'un univers que l'on nommait lui-même l'univers "sept". Pourquoi le nommait-on ainsi cet univers ? Etait-ce tout simplement parce que cet univers était le septième qui avait été dénombré dans l'immensité stellaire ou bien était-ce parce que le numéro sept était depuis toujours prédestiné à ce grand amiral que l'on nommait " El Proody ".

L'histoire d' El Proody est pour le moins originale. Depuis sa tendre enfance, il avait été élevé parmi les pilotes, par les pilotes et il rêvait lui-même en secret d'en devenir un. Dès son plus jeune âge, il baignait dans un univers militaire, entendait des récits de batailles, entendait des noms d'univers, de galaxies, de systèmes solaires et de planètes lointaines dont il imaginait l'immensité. Il rêvait sans cesse d'être un jour aux commandes de son propre vaisseau de bataille, un FZC 19984.

Son père lui parlait souvent de ce vaisseau mythique qui avait été la monture de moult chevaliers de l'espace. Son grand-père et son arrière-grand-père avaient même été jadis aux commandes des versions antérieures de ce vaisseau extraordinaire. Tout le monde en vantait les mérites, que ce soient des pilotes de passage, amis de la famille, ou même les amis du petit El Proody qui en possédaient même des exemplaires miniatures. Tout cela contribuait à l'imaginaire du petit garçon.

Toute sa vie était désormais tournée vers cet objectif, sa raison de vivre était la perspective d'avoir le privilège de devenir un jour pilote. Mais pour atteindre cet objectif, il lui fallait prouver qu'il était le meilleur. Le meilleur de son village, le meilleur du comté, du pays, de sa planète natale. Car c'était une toute petite planète, perdue au fin fond du système 173 de la fameuse galaxie sept de l'univers sept. Il lui fallait montrer ses compétences en mathématiques, aéraulique, écoulement des flux, thermodynamique,... mais aussi ses aptitudes physiques. Et là, pas de don divin, de force surhumaine, il fallait travailler sans relâche dans tous ces domaines sans en négliger un seul, il lui fallait oublier sa vie d'enfant, ses aspirations ludiques pourtant tout à fait légitimes à son âge. Il devait être adulte et responsable à peine avait-il soufflé les bougies de son septième anniversaire.

C'était là sa volonté et nulle lubie de ses parents; ce n'était pas sa mère qui lui imposait de courir trois heures tous les matins avant que les premières lumières d' Ornalie, l'astre de ce système solaire, ne viennent frapper le sol encore gelé de cette minuscule planète reculée dont les seuls visiteurs étaient des pilotes de la garde impériale de l'Alliance Démocratique des Planètes des Systèmes Cornaillers. Ce n'était pas non plus son père, qui avait pourtant dû, bien avant lui, en passer par là, qui lui imposait de travailler les matières scientifiques dès son retour de l'école et jusqu'à des heures nocturnes avancées, alors que tout le village dormait depuis bien longtemps. Non, cet objectif, il y pensait tout le temps.

Il lui fallait être sélectionné parmi l'élite de sa planète pour rejoindre la planète principale de l'Alliance, là où se trouvait l'unique école de l'air et de l'espace de l'Alliance. Elle était unique du fait de la volonté de l'Empereur suprême de l'Alliance, le misérable, l'exécrable mais le tout-puissant Garmanire. Cette centralisation des universités et écoles supérieures provenait tout simplement de sa volonté de tout contrôler et de garder à proximité l'élite de la nation, la formation de ses futurs lieutenants et ainsi pouvait-il s'assurer de leur loyauté tout en en profitant pour les corrompre.

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MessageSujet: Re: Les aventures de l'amiral El Proody   Mer 19 Juil - 22:52

Episode 2 : Une rencontre inattendue

- Réveillez-vous ! Réveillez-vous !, lui chuchotait-elle.
Une jeune fille, adolescente elle aussi, était penchée au-dessus d’El Proody. Elle était vêtue telle une paysanne. Sa voix douce réveilla El Proody. Il fut charmé par sa grande beauté tandis que ses longs cheveux noirs, sa peau hâlée et son accent chantant lui firent comprendre qu’il se trouvait dans une contrée qu’il ne connaissait pas.

Il faisait déjà jour. Il avait couru, marché et avait fini par ramper lorsqu’il fut à bout de force. Cette cavale avait duré toute la nuit mais il avait fini par s’endormir, à bout de force. Il avait tenté d’oublier la grosse désillusion qu’il avait subie de plein fouet la veille, en fin d’après-midi. C’est à ce moment-là qu’il avait compris à quel point le monde, ou plutôt l’ensemble de planètes dans laquelle il vivait, était régi par une administration corrompue jusqu’à la moelle. Que penser d’autre lorsqu’il apprend que, malgré les excellents résultats qu’il avait obtenus au concours d’entrée à l’école des pilotes dont il avait toujours rêvé, il fallait disposer d’une grosse somme d’argent pour intégrer l’école. Cette somme devait recouvrer à la fois le coût du trajet vers Arnimage, la planète mère de l’alliance mais aussi les frais d’inscription et de scolarité. Autant dire qu’aucun habitant de sa planète ne pouvait payer cette somme. L’organisation de ce concours était comme une gigantesque duperie qui présélectionnait les pilotes, uniquement parmi les grandes fortunes d’Arnimage.

Ce réveil pour le moins original redonna courage au jeune El Proody. Il avait déjà la force d’un homme mais n’était encore âgé que de seize ans. Il avait toute la hargne qu’on peut avoir lorsqu’on a encore toute sa vie devant soi. C’est ainsi, alors qu’il se trouvait à l’exacte opposée de son village par rapport au centre de sa planète, qu’il se promit de ne pas abandonner son rêve. Il irait jusqu’au bout, deviendrait pilote et renverserait ce régime ignoble et inadmissible qu’il ne pouvait plus supporter. Il se leva en un éclair et manqua de renverser la jeune demoiselle qui venait de le réveiller.
- Oh ! fit-elle dans un élan en arrière. Que vous arrive-t-il ? Je pensais que vous étiez…
- Mort ? répondit brutalement El, un peu désorienté.
- Non, blessé, ou, je ne sais pas… Comment êtes-vous arrivé ici, à pied ? Vous n’êtes pas d’ici, personne ne vient ici. A moins de se perdre. Notre village est à plus de deux cent cinquante lieues de tout autre trace de vie.
Ils n’eurent pas le temps de poursuivre leur conversation. Une bête sauvage se trouvait là, à environ cinquante mètres du bosquet près duquel ils se trouvaient.

C’était une horrible et monstrueuse bête. Elle ne ressemblait à aucun spécimen de la faune environnant son village natal. Dans ses pires cauchemars, il n’avait imaginé d’animal aussi terrible, si tant est qu’on puisse encore appeler cette chose un animal. Elle possédait quatre pattes puissantes, deux cornes aiguisées et au reflet d’argent ainsi qu’une carapace aux reflets d’or. Cela semblait être un char d’assaut qui chargeait deux enfants pétrifiés de peur. Que pouvaient-ils faire face à ce monstre ? Carie, la jeune fille qui se trouvait près d’El, connaissait les histoires qui circulaient de génération en génération concernant de cruelles bêtes sauvages. Leur description correspondait à ce qu’elle avait sous les yeux. Elle commençait déjà à prier, tremblant et sanglotant, car elle savait que c’était la fin. On disait que ces bêtes aimaient la chair humaine et qu’on ne pouvait leur échapper.
Elle était bien là, se rapprochait, semblait être de pas en pas encore plus impressionnante, invincible. Le vacarme qu’elle faisait en se mouvant ressemblait à des tambours qui annonçait la mort des condamnés.

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